Les chiens jouent entre eux, se battent ou s’ignorent totalement. Ils passent du temps à s’observer, ils bougent leurs oreilles, battent la queue, aboient et reniflent. Même si nos compagnons n’ont pas la parole, ils arrivent à se faire comprendre des humains. Voici quelques critères à prendre en compte, pour comprendre le comportement de votre boule de poils. Le chien envoie certains messages, en émettant des sons et en adoptant des postures corporelles.

Le langage corporel du chien

C’est un code constitué d’un groupe de signes, d’odeurs et de perceptions. Cela leur permet de se comprendre entre eux.

Les chiens peuvent adopter plusieurs comportements qui sont à prendre en compte. En voici les exemples.

Les oreilles

Votre chien montre un crainte ou une préoccupation, lorsque celles-ci sont basses.

Quelque chose suscite son intérêt, ou il fait attention, lorsqu’elle sont dressées, et quand les oreilles sont vers l’avant, cela veut dire que Médor est en alerte.

La queue

Votre chien remue la queue lorsqu’il est content ou qu’il se sent en sécurité. Si elle est érigée, il peut ressentir de la joie également.

Par contre, si elle se situe entre ses pattes, cela représente la crainte, la peur. Lorsque votre chien ne se sent pas en sécurité, sa queue peut être raide et à l’horizontale.

La gueule

Il faudra vous méfier, s’il retrousse les babines avec un rictus, car là, il essaie de provoquer un sentiment d’intimidation.

Le poil

Si Médor vient à hérisser son poil, cela veut probablement dire qu’il a eu peur de quelque chose, de quelqu’un. Il peut aussi accepter de se soumettre à un autre de ses congénères, tout en essayant de se grandir. Il se soumet, oui, mais sans vraiment se laisser écraser par l’autre.

Ce comportement, appelé aussi pilo-érection, peut survenir lorsque le chien est surpris par un phénomène inattendu ou par un bruit. Cela rappelle un peu « la chair de poule », chez nous.

La soumission

Si Médor se couche sur le dos, c’est pour vous montrer sa soumission… ou qu’il fait le paresseux. D’ailleurs, à ce propos, il n’est pas conseillé de trop caresser votre animal lorsqu’il est dans cette position, surtout s’il n’a pas été puni, car cela, peut le rendre trop soumis, selon certains experts. Mieux vaut lui montrer votre approbation, et le laisser tranquille.

Il peut aussi adopter cette position de soumission pour s’excuser, pour cesser « le combat » lorsqu’il est réprimandé, pour faire comprendre que c’est vous le plus fort.

Le chien reconnaît l’ordre hiérarchique. Par exemple, suite à des mauvais traitements, le chien pourra renier sa supériorité. Le maître perdra alors son estime

Selon les experts, si le chien donne souvent la patte, sans qu’on lui demande, c’est qu’il montre une certaine immaturité, soit un état d’insécurité.

Les sécrétions organiques

Lorsqu’il lève la patte pour uriner, mais que seulement quelques gouttes jaillissent, il transmet juste un signal à l’un de ses semblables. Celui-ci le reconnaîtra en arrivant à cet endroit précis, rien qu’en reniflant. Cette expression corporelle a été adoptée par les loups et les chiens sauvages, afin d’éviter les bagarres atroces pour conquérir un territoire, ou pour s’approprier une femelle. Cela a amené un certain ordre entre les membres d’une même meute.

Les sécrétions organiques comme l’urine, les selles, les glandes périanales et les sécrétions sexuelles ainsi que la salive, contiennent certaines substances chimiques. Ces dernières fournissent tout un tas de renseignements aux autres canidés. Grâce à ces informations, ils réussissent à savoir si c’est un mâle ou une femelle, si elle est en chaleur et autres.

Les sécrétions émanant des glandes périanales, d’une couleur marron, à l’odeur très désagréable, sont produites par deux glandes se trouvant dans l’anus. Elles sont utilisées lorsque le chien a peur ou pour marquer son territoire.

Pour libérer cette substance, votre chien doit tenir la queue haute, et prendre une posture de « dominant ». Ainsi, il existe deux formes de communication : celle olfactive et visuelle.

La voix

Celle-ci est une autre forme d’échange d’informations entre les canidés. Ainsi, grâce à cela, ils instaurent un dialogue en pleurant, en jappant ou en gémissements, ce qui s’avère très utile pour communiquer avec leurs parents lorsqu’ils ne sont encore que des bébés.

Au fil des jours, les vocalises changent selon la situation de l’animal. Il pourra alors aboyer fort, avec insistance afin de donner une alerte. De cette manière, ses compagnons chiens ou humains seront avertis de la présence d’un étranger sur son propre territoire.

Pour se faire comprendre lorsqu’il a mal ou peur, il glapira. Il jappera s’il a besoin de se faire consoler, de se faire pardonner. Pour prévenir son mécontentement lors de la présence d’un de ses congénères, il pourra se mettre à grogner.

Il aboiera d’une manière particulière lorsqu’il sera à la poursuite d’une proie afin d’appeler son maître. Il pourra hurler lorsqu’il se sentira seul, et qu’il recherche un peu de compagnie.