Tous les ans, le Ministère de l’agriculture français, effectue une campagne appelée « Gare à la rage ». Cela a pour objectif de nous informer sur les gestes et les informations concernant la maladie qui est un réel danger pour les chiens et les chats que pour nous, êtres humains. La rage est une maladie mortelle, alors il est essentiel de la connaître pour mieux l’éviter et protéger nos animaux.

La contamination et la maladie

La contamination de l’animal ou de l’humain est facile et rapide. La rage est un zoonose, qui est une maladie pouvant se transmettre de l’animal à l’humain. Cela multiplie donc grandement les risques. Cependant, un humain ne peut pas transmettre la maladie à un autre humain.

La rage se transmet par la salive, donc en cas de morsure de chien (ou chat d’ailleurs), des griffures ou un contact de la langue sur une plaie ou de la muqueuse (œil bouche) mieux vaut se montrer prudent, car ces actes peuvent entraîner une contamination. C’est aussi pourquoi vous devez vraiment faire attention aux animaux sauvages ou errants. En effet, ces derniers ne peuvent pas être vaccinés contre cette maladie, alors vous ne devez pas les manipuler. De plus, il serait aussi fortement judicieux de ne pas toucher un chien mort ou blessé trouvé dans la nature.

Il faut savoir que 100 % des cas de rage sont mortels, une fois les symptômes apparus.Même si les traitements se sont améliorés depuis ces dernières années, la rage est toujours incurable et systématiquement mortelle dès que les premiers symptômes ont fait leur apparition. Ces derniers varient si c’est un chien, un chat ou encore un humain.

Les symptômes apparaissent, après une période d’incubation Ils peuvent varier d’un individu à un autre, et peuvent même parfois atteindre plusieurs années. En général, les premiers symptômes apparaissent entre 15 à 60 jours après la contamination et aboutissent à la mort, de manière systématique. Dans certains cas, un coma mortel peut être engendré, provoqué par un arrêt respiratoire. Cela peut survenir quelques jours après avoir été exposé face au virus.

Chez le chien, la rage peut prendre deux formes différentes : la forme « furieuse » ou « paralytique ».

La première reste la plus connue : l’animal devient agressif et bave à outrance. Après une période où le chien devient renfermé et où il va cherche à éviter le contact, il va devenir agité. Il peut également se mettre à hurler car il sera victime d’hallucinations. De fortes démangeaisons pourront également être un symptôme de la rage. Il va alors entrer dans la phase « furieuse » de la maladie, et devenir vraiment agressif, sans raison. Cela pourra également le pousser à s’échapper, alors mieux vaut se montrer vigilants. Après cela, il sera atteint de paralysie. Moins d’une semaine après que la maladie se soit déclarée, il souffrira de paralysie des pattes arrières d’abord et du bassin ou des mâchoires.

La rage paralytique est une forme de rage se traduisant directement par une paralysie sans phase furieuse. Il ne pourra plus se déplacer, manger ou aboyer. Cela entraînera sa mort en seulement 2 ou 3 jours à cause de difficultés respiratoires.

Eviter la rage

Pour éviter la rage du chien, il est nécessaire de le vacciner. La législation européenne oblige les propriétaires d’animaux à les faire vacciner pour voyager. Le vaccin devra être réalisé au moins 3 semaines avant le départ. D’ailleurs, certaines pensions exigent le vaccin

Le chien doit être identifié et vous devez être en possession du passeport, tenu à jour. Certaines destinations, dites à risques, obligent à effectuer une prise de sang.

Une fois les barrières de la France franchies à votre retour, le code rural et de la pêche maritime exige la présentation de votre chien aux autorités de contrôle pour s’assurer de l’absence de risque. En cas de manquement à cette règle, vous pouvez être poursuivis pénalement, alors mieux vaut ne pas contourner cette loi.

Eviter les zones à risque

Depuis 2001, onze cas de rage canine ont été diagnostiqués dans l’Hexagone, mais le virus provenait à chaque fois, d’un animal à l’étranger. La législation française encadre la vaccination des animaux domestiques, ce qui a permis l’éradication du virus sur notre territoire.

Néanmoins, à l’extérieur de chez nous, le risque est plus élevé. En 2011, une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé a établi que l’Asie Centrale et du Sud Est, le Moyen Orient, et l’Afrique Centrale et du Nord représentaient un risque élevé de contamination par la rage. De Plus l’Amérique du Sud et l’Europe de l’Est sont considérées comme des zones à risque modéré.

Il faut agir vite

En cas de morsure, de blessure, ou de situation à risque, il faut agir vite, mais de manière calme. Il faut nettoyer abondamment la plaie avec de l’eau savonneuse, et ensuite, appliquer une solution antiseptique. Il est primordial de contacter un vétérinaire et vérifier que les vaccins sont à jour. Consulter un centre antirabique peut s’avérer essentiel s’il y a un risque de contamination.

Il faut savoir que cette maladie entraîne encore la mort de millions d’animaux et d’humains chaque année, dans le monde. Alors mieux vaut être vigilant pour votre chien ou pour vous-mêmes.